Focus : Malherbe devra encore compter sur Caleb Zady Sery

crédit photo : Loic Baratoux - Icon Sport
crédit photo : Loic Baratoux - Icon Sport

Face à un Stade Rennais brouillon derrière et clinique devant, un homme a illuminé la première mi-temps de plusieurs gestes de classe. Insaisissable, Caleb Zady Sery s’est rappelé aux bons souvenirs du public rouge et bleu, et son coach Stéphane Moulin pourrait encore avoir grand besoin de lui cette saison. Le match n’était pas diffusé mais Malherbe inside était présent et a choisi de se concentrer sur la prestation du meneur de jeu ivoirien.

Sa dernière apparition sur la pelouse de Michel d’Ornano datait du mois de février. Face au SC Bastia, Caleb Zady Sery voyait sa saison se terminer à l’heure de jeu sur une double entorse de la cheville, suite à un coup reçu dans le rond central. Quelques semaines seulement après la fracture spectaculaire de Mehdi Chahiri à Auxerre, cette nouvelle défection laissait à Alexandre Mendy, Nuno Da Costa et Yoann Court la lourde tâche de porter seuls l’attaque du SMC pour toute la fin de saison.

Aujourd’hui, Da Costa n’est plus là, Chahiri non plus, et les deux joueurs ont été remplacés numériquement par Essende et Kyeremeh. Zady Sery, lui, est revenu. Une reprise tranquille en fin de rencontre à Deauville, une sortie sur blessure au bout d’une demi-heure à Vire, un début de match intéressant à Avranches avant de flancher physiquement, et pour couronner sa montée en puissance, une prestation de haute volée sur la pelouse caennaise hier soir.

Inarrêtable

S’il profite sans doute de la blessure de Quentin Daubin et de la suspension de Bilal Brahimi lors de la première journée pour cumuler autant de temps de jeu dans cette préparation, l’Ivoirien a rappelé en une mi-temps contre Rennes qu’il faudrait compter sur lui cette saison. Avec son jeu tout en percussion, capable d’éliminer son vis-à-vis sur un coup de rein comme de faire sauter n’importe quel verrou par le dribble, il dispose d’un profil précieux pour enflammer le 3-5-2 bien en place de Stéphane Moulin, qui choisit cette année encore de miser gros sur les transitions offensives.

Hier soir, CZS a été l’un des rares Caennais à s’être hissé individuellement au niveau des Rennais et a offert au public venu en nombre un festival de prises de balle et de progressions verticales. Les Bretons, agacés de subir feintes et crochets et de voir l’ancien Ajaccien les effacer par trois ou quatre, ont fini par régler le problème en commettant des fautes à plusieurs pour interrompre ses remontées de balle. Ce qui n’a pas empêché le petit numéro 10 caennais de placer un délicieux petit pont sur Lovro Majer (34′) acclamé par tout le stade, avant de créer une situation dangereuse par un bon décalage. Moins en vue au retour des vestiaires, il a fini par laisser sa place à l’heure de jeu à un Bilal Brahimi encore une fois convaincant, à l’origine du pénalty et du coup franc décisif.

Facteur X

Ses défauts sont connus et semblent toujours présents, comme ce manque de lucidité récurrent en bout de course, ou ses difficultés dans le dernier geste. Souvent gêné par les blessures et rarement constant d’un match sur l’autre depuis son arrivée au SM Caen, ses qualités n’ont en revanche visiblement pas bougé ces derniers mois. Au cours d’un championnat de Ligue 2 qui commence dans neuf jours, sa facilité pour perforer n’importe quel bloc en quelques pas comme pour faire reculer une défense sur des dizaines de mètres rendra inévitablement des services bienvenus face à certains adversaires regroupés.

Très responsabilisé la saison dernière par Stéphane Moulin, qui l’avait testé en second attaquant et sur le côté avant de l’installer en relayeur, Zady Sery s’était affirmé comme une sorte d’électron libre entre milieu et attaque. Dans un positionnement plus exigeant défensivement mais qui lui donne l’avantage d’avoir le jeu devant lui, il avait offert 4 passes décisives, toutes après le passage en 3-5-2, et provoqué plusieurs pénaltys en 24 rencontres de Ligue 2.

La saison de l’explosion ?

Avec Court et Brahimi, ils sont actuellement trois joueurs à se partager les deux postes de relayeurs, même si Daubin avait été aligné en complément de Diani contre Ajaccio, et que les jeunes Lebreton et Hafid montrent à chaque entrée qu’ils ont les qualités pour intégrer la rotation. Toujours en attente de sa saison de référence en Normandie alors qu’il est en fin de contrat dans deux ans, Caleb Zady Sery vient en tout cas de rappeler à d’Ornano qu’il n’a pas dit son dernier mot en rouge et bleu. À condition que son corps le laisse enfin tranquille…

partager cet article

Partager sur twitter
Partager sur facebook

à lire aussi...

Ali Abdi fait tomber la France mais sort de la Coupe du Monde
Orelsan bientôt en concert au stade Michel d’Ornano ? (France Bleu)
Le match Caen – Vire ne se jouera pas au stade Michel d’Ornano

Contact / La rédaction / Mentions légales – Copyright 2020 Malherbe inside © Tous droits réservés.