[ENTRETIEN] Sullivan Péan : « Je progresse, mon tour viendra »

PHOTO SULLI

Propulsé titulaire à douze reprises la saison dernière alors qu’il n’avait pas encore signé son contrat pro, Sullivan Péan a grandement participé au maintien du Stade Malherbe au printemps. Nous sommes allés prendre des nouvelles du jeune portier normand, qui alterne depuis la reprise de la saison entre le banc en Ligue 2 et les matchs avec la réserve. Entretien mené avec les questions posées sur Twitter par plusieurs supporters. 

Malherbe Inside : La dernière fois qu’on s’est vu en interview, c’était quelques minutes après le maintien, dont tu as été l’un des acteurs principaux. Comment vas-tu depuis ?

Je vais très bien. Je suis redescendu de mon petit nuage. Je travaille toujours autant que la saison dernière pour continuer à progresser. Je garde mon sérieux. C’est ma ligne conductrice.

MI et @Zipeex : Avec quelques mois de recul, comment tu as réussi à faire face à la pression en fin de saison dernière ?

Je m’en suis pas trop rendu compte sur le moment. Du coup, je ne me suis pas mis de pression particulière. J’avais bien sûr une grosse adrénaline pendant les matchs décisifs pour le maintien. Mais je ne me suis pas mis de pression énorme. J’ai été propulsé en avant tellement vite que je n’ai pas eu le temps en fait. J’ai fait les matchs que je devais faire.

@TorzizQuilombo : Tu réalises que sans tes arrêts décisifs, Malherbe ne serait plus en Ligue 2 aujourd’hui ?

C’est vrai que j’ai fait deux-trois arrêts décisifs. Mais c’est surtout le travail de l’équipe si on s’est maintenus. Ce n’est pas moi qui ai marqué les buts. Je n’étais pas attaquant contre Clermont, je n’étais pas Jeannot ni Oniangué. Après, si mes arrêts nous ont permis de se maintenir, tant mieux. Mais il ne faut pas oublier les buts inscrits.

MI : Tu es devenu une sorte de mascotte à ce moment là sur les réseaux sociaux…

J’avoue que je ne regardais pas trop les réseaux sociaux. Mais oui, j’en entendais parler. Ma copine par exemple est allée voir et m’a dit qu’il y avait beaucoup de messages d’encouragements et de félicitations. C’est toujours plaisant d’entendre ça.

Sullivan Péan a été titulaire à douze reprises la saison dernière.

MI : À son arrivée, Stéphane Moulin a remis tous les gardiens sur un pied d’égalité. Tu t’es dit que tu avais une chance de t’imposer numéro 1 ?

C’est ça. J’avais bien fini la saison. C’était important de travailler encore plus pour aller chercher plus haut. Vu que les cartes étaient remises à zéro, j’ai travaillé, travaillé, travaillé, et je continue à travailler. Peu importe la hiérarchie, la concurrence est très saine entre les trois gardiens (avec Rémy Riou et Yannis Clementia, ndlr.). On se donne des conseils entre nous. Tout se passe très bien.

MI : Après avoir goûté à la place de numéro 1, ce n’est pas trop frustrant de repasser remplaçant ?

C’est vrai qu’on prend toujours goût à jouer. Surtout avec la fin de saison que j’ai disputé, les matchs de Ligue 2 que j’ai enchaîné. Bon, j’essaie de voir le positif. J’ai mon temps de jeu en réserve, je progresse. Mon tour viendra.

@quillianne : Comment ça se passe avec le nouveau staff ?

Ca se passe bien avec le nouveau staff. J’aime beaucoup les séances qu’ils proposent tout au long de la semaine. Continuer de bosser avec Eddy Costil est une bonne chose aussi. C’est un travail sur la durée. On continue sur ce qu’on a fait l’année dernière. On est assez proches. Les gardiens, c’est comme une famille. On est toujours à s’encourager.

@TorzizQuilombo : Qu’est ce qu’on apprend au contact d’un gardien expérimenté comme Rémy Riou ?

On apprend beaucoup. Je vais prendre l’exemple de la saison dernière. Quand je suis passé titulaire, il était derrière moi tout le temps. Pas de frustration de sa part de ne pas jouer. Il me donnait des conseils, sur les placements par exemple. Ca a été très important pour moi. Rémy a une très belle carrière, donc je prends tous les conseils.

Les conseils précieux de l’entraîneur Eddy Costil avant chaque rencontre de Ligue 2.

MI : Stéphane Moulin a fait le choix de ne pas désigner de gardien numéro 2 et numéro 3 cette saison. Tu penses quoi de ce choix, d’évoluer tantôt sur le banc avec les pros, tantôt en réserve ?

Pour l’instant, je me dis que c’est important d’avoir du temps de jeu. Ce n’est pas en étant sur le banc que je vais beaucoup progresser. Je vais prendre de l’expérience oui, être proche du terrain, je vois comment se déroule le jeu. Mais c’est important aussi que je sois sur le terrain pour faire des arrêts, travailler mon jeu au pied. C’est important d’avoir ça le samedi avec la réserve sur 90 minutes. Je continue ma progression. Faire deux matchs en Nationale 2 et deux matchs sur le banc en Ligue 2, c’est un bon rythme. Cela me permet de faire un match à domicile et un match à l’extérieur à chaque fois.

MI : Quel est ton rôle avec la réserve ?

J’essaie d’apporter mon expérience, même si je n’en ai pas une très grande non plus. J’essaie d’aider cette équipe assez jeune, de les mettre en confiance quand je joue avec eux. Bien communiquer.

@TorzizQuilombo : On pourra te voir titulaire sur les matchs de Coupe de France qui approchent ?

On n’en a pas encore parlé avec le staff. Je ne sais pas du tout.

@Dotte_61 : Est ce qu’un prêt dans un autre club est envisageable cet hiver ?

Pour l’instant, ce n’est pas ce que j’envisage. Je prends mon temps de jeu en réserve. J’ai envie de progresser à Caen. Je ne sais pas du tout comment va se passer la suite, si Rémy Riou va partir après sa dernière année de contrat par exemple. Je me prépare pour être peut-être la relève. Je continue mon travail et le jour où on m’appellera, je ferai tout pour être présent.


MI : Dans quels domaines tu estimes avoir progressé ces derniers mois ? Et où dois-tu encore franchir un palier ?

Il faut que je prenne de l’expérience dans la lecture du jeu. Mieux gérer des ballons, mieux me placer sur des frappes adverses. La saison dernière m’a apporté une progression rapide mais j’ai encore plein de choses à apprendre.

@TorzizQuilombo : Qu’est ce que ça représente de jouer dans un club qu’on supporte depuis tout petit ?

Quand je suis reparti en vacances cet été après avoir fini la saison, je me suis dit « woah », j’ai réussi à faire douze matchs avec l’équipe pro que je supporte depuis toujours. Je suis tellement heureux de porter ce maillot. C’est quelque chose qui me tient à coeur. Quand je suis arrivé sur le terrain, c’était très fort.

@BenoitCaen : Quelle est ta relation avec le kop, toi qui l’a fréquenté il y a quelques années ?

Je suis déjà allé dans le kop avec mes parents en effet. C’était en Ligue 1, sous Patrice Garande. J’étais sous les bâches pour l’entrée des joueurs, ça craquait les fumigènes à côté de moi. On chantait comme des malades. Je connais bien les chants encore aujourd’hui. « Dans la ville aux cent clochers… ». J’ai encore des amis dans le kop. Deux trois potes avec qui je jouais à Tourlaville.

@Tommy_crnr : Quelles équipes finiront sur le podium cette saison ?

Nous j’espère. Et Toulouse. La troisième ? Je ne saurais pas dire…

partager cet article

Partager sur twitter
Partager sur facebook

à lire aussi...

Pascal Dupraz favori pour remplacer Claude Puel à Saint-Etienne (L’Equipe)
Sur quelle chaîne et à quelle heure suivre Dunkerque – Caen ?
Mais qui est responsable des nombreuses blessures au SM Caen ?

Contact / La rédaction / Mentions légales – Copyright 2020 Malherbe inside © Tous droits réservés.